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A LA UNE |
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Risques d'enlèvements de ressortissants israéliens à l'étranger.
Après avoir relevé l'état d'alerte dans ses ambassades et autres
représentations, Israël craint une vague de kidnappings.
L'organisme gouvernemental de lutte anti-terroriste a publié, dans la
soirée de jeudi, un communiqué appelant les israéliens séjournant à
l'étranger à redoubler de vigilance face aux menaces d'enlèvements
émises par les dirigeants du Hezbollah, suite à l'élimination d'Imad
Moughnieh.
Les ressortissants concernés sont les diplomates et les hommes
d'affaires, ainsi que les simples touristes, auxquels il est notamment
"déconseillé" de s'attarder en des lieux connus pour accueillir une
clientèle israélienne.
Le communiqué souligne également les risques d'attaques contre des
centres juifs à travers le monde. Rappelons qu'en 1992, l'ambassade
israélienne de Buenos Aires avait été la cible d'un attentat perpétré en
représailles à la liquidation du chef de l'organisation chiite, Abbas
Moussaoui.
Plus tôt dans la journée de jeudi, lors d'un discours prononcé devant
plusieurs dizaines de milliers de personnes qui assistaient aux obsèques
d'Imad Moughnieh, Hassan Nassrallah affirmait que "les premiers éléments
de l'enquête ont démontré l'implication directe d'Israël" dans la mort
du numéro deux du Hezbollah.
Selon le secrétaire général de la formation intégriste, il s'agit d'une
"opération stupide" qui n'affaiblira nullement le mouvement qu'il
dirige. "Les frères du martyr persisteront dans le Djihad", a-t-il
assuré, précisant que "la seconde guerre du Liban n'était pas encore
achevée".
En visite à Washington, Tzipi Livni a réagi à ces propos en déclarant
que pour l'Etat hébreu, "qui vit sous la menace depuis le jour de sa
création et n'a pas la moindre intention de céder à la panique", la
réponse au terrorisme est claire : "Israël est un pays fort, les juifs
sont un peuple fort, et les paroles de tel ou tel terroriste n'y
changeront rien".
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Sécurité |
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- Deux roquettes sont tombées, dans la matinée de jeudi, à
proximité du collège académique Sapir de Sdérot, sans faire de blessé.
Dans l'après-midi, quatre autres kassams tirés vers le Néguev occidental
ont atteint des habitations et des serres du mochav Haassara, causant de
sérieux dégâts matériels.
Peu avant, les forces israéliennes avaient détruit des bâtiments
désaffectés situés dans la zone industrielle d'Erez, à la frontière avec
la bande de Gaza, et servant d'abris aux activistes palestiniens.
- Durant la journée, Gaby Ashkenazy, le chef d'état major, a
donné l'ordre à l'armée de relever l'état de vigilance, en mettant
l'accent sur la défense du Nord d'Israël, où le bon fonctionnement des
sirènes d'alerte a d'ailleurs fait l'objet d'un contrôle effectué par
des membres de la défense passive de Tsahal. Pour sa part, Ehud Barak a
déclaré que l'appareil sécuritaire "se tient prêt à toute éventualité".
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Social |
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Le rapport sur la pauvreté en Israël, publié jeudi par
l'institut du Bitoua'h Léoumi (sécurité sociale), révèle que 420.000
familles vivaient, durant la première moitié de l'année 2007, en dessous
du seuil de précarité.
Les données font également état de 45.000 "nouveaux pauvres", parmi
lesquels 30.000 enfants, pour la même période. Au total, le rapport
estime à 1.674.800 le nombre de citoyens paupérisés, soit 24.7 % de la
population israélienne, contre 24.5 % enregistrés à la fin 2006.
Il
ressort également que 804.000 enfants - soit 35.9% de la population
jeune du pays - sont directement touchés par le marasme économique.
En dépit de ces résultats peu rassurants, les responsables du Bitoua'h
Léoumi ont estimé que les chiffres fournis par cette enquête témoignent
d'une "certaine stabilité" du phénomène de l'indigence en Israël.
Its'hak Herzog, le ministre des Affaires sociales, s'est même "félicité"
de constater qu'en 2007, la pauvreté n'avait "pratiquement pas
augmenté". D'autres hommes politiques ont néanmoins formulé des
critiques acerbes à l'égard du rapport et de ses implications sociales.
Ofir Pinès (travailliste) a déclaré que "les tentatives actuelles de
modifier artificiellement les critères déterminant le seuil de pauvreté
sont pathétiques". Ran Cohen (Meretz) a pour sa part qualifié la
"stabilité" dont dénoterait ce rapport de "cercle vicieux" à l'intérieur
duquel "les nécessiteux sont enfermés et coupés du reste de la société".
Selon Ouri Ariel (Ihoud Léoumi-Mafdal), "ce document oblige Israël à
revoir l'ensemble de son système socio-économique" ; par ailleurs, le
député a affirmé : "Il est inconcevable que 800.000 enfants soient
définis comme pauvres, tandis que les budgets dont dispose l'appareil
éducatif n'ont pas augmenté d'un shekel depuis l'année dernière". Enfin,
Eli Yishaï (Shass) a annoncé que son parti ne pourrait pas siéger
longtemps au sein d'un gouvernement dont "la pingrerie s'exerce au
détriment des enfants".
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Culture |
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Abraham B. Yehoshua, romancier et essayiste israélien
traduit dans le monde entier, et figure emblématique de la gauche
sioniste qui compte parmi les fondateurs du mouvement la Paix
Maintenant, s'est dit "consterné" par l'attitude des Palestiniens.
Dans
un long entretien accordé au journal Ha'aretz, Yehoshua, qui appela au
dialogue avec l'OLP dès le milieu des années soixante-dix, a confié son
inquiétude devant leur refus grandissant de fonder leur propre Etat à
côté d'Israël.
Pour l'écrivain, les positions belliqueuses et la surenchère rhétorique
du Hamas, "qui préfère tirer des roquettes plutôt que de s'atteler à
l'édification de la société palestinienne", témoignent clairement de
cette situation : "En fait, ils pensent que le temps joue en leur
faveur", estime Yehoshua, "et ils se fient à leur immense capacité
de résistance".
Evoquant le "projet bi-national", qui selon lui mènerait à "la
liquidation de l'Etat hébreu", l'auteur israélien a déclaré qu'une
"symbiose judéo-arabe" serait irréaliste, car il s'agit de deux peuples
radicalement différents du point de vue "spirituel, culturel et
linguistique", avant d'ajouter : "Je pense que si une chose pareille
devait se produire, elle n'amènerait qu'à la destruction et au conflit
permanent, tandis qu'à moyen terme, les juifs quitteraient le pays, et
les Palestiniens viendraient s'y installer".
Enfin, le romancier s'est dit "moralement choqué" par la "coutume
morbide" consistant à distribuer bonbons et friandises dans les rues de
Gaza lorsqu'un kamikaze massacre "enfants et vieillards israéliens".
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Israelinfos.net vous souhaite Shabbat Shalom.
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