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A LA UNE |
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Mamhmoud Abbas n'exclut pas l'option de la lutte armée contre Israël
Dans un entretien publié jeudi matin par le journal jordanien A-Doustour,
le chef de l'Autorité palestinienne a déclaré qu'en l'absence d'un
accord de paix, des "opérations militaires" pourraient être envisagées
contre l'Etat hébreu.
Selon Mahmoud Abbas, l'échec des négociations avec Israël ne pourra
"conduire les deux parties qu'à un dangereux face à face, et pousser le
peuple palestinien à reprendre les armes".
Rendus publics dans la matinée de jeudi, ces propos ont suscité de vives
réactions en Israël, où Abbas est généralement tenu pour un partisan de
la voie diplomatique.
Au cours de cette interview, le leader palestinien s'est par ailleurs
vanté d'avoir inauguré le conflit avec Israël "dès 1965, en tirant la
première balle de la résistance". Evoquant son passé de "militant
antisioniste", il s'est déclaré particulièrement fier du modèle qu'a
représenté l'OLP pour "d'innombrables organisations engagées sur la voie
du combat contre Israël, parmi lesquelles le Hezbollah", avant de
préciser : "Tous ces groupes ont été formés dans nos camps
d'entraînement".
Interrogé sur la légitimité du Hamas, le chef de l'AP a estimé qu'il
incombait au peuple palestinien d'élire ses propres représentants,
assurant qu'il serait "le premier à renoncer à la présidence si le Hamas
devenait majoritaire en Cisjordanie". Réitérant d'autre part son refus
catégorique de reconnaître le caractère juif de l'Etat d'Israël, Mahmoud
Abbas s'est néanmoins dit convaincu que le Plan de paix saoudien, qui
prévoit la création d'un Etat palestinien à côté d'Israël, "demeure
consensuel dans le monde arabo-musulman et doit être mis en œuvre".
Plus tard dans la journée, Nabil Abou Rodayna, porte-parole du président
Abbas, publiait d'ailleurs un communiqué selon lequel "les opérations
militaires israéliennes dans la bande de Gaza n'ont qu'une seule
signification : anéantir le processus de paix".
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Sécurité |
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- Ehud Barak a déclaré jeudi soir qu'une offensive terrestre
dans la bande de Gaza était maintenant "imminente", estimant qu'il
fallait s'attendre prochainement à une intensification des tirs de
roquettes sur le territoire israélien. Il a également assuré : "Tsahal
atteindra tous les terroristes, et le Hamas devra payer le prix de ses
agissements".
En attendant, le ministre de la Défense a annoncé qu'un système général
d'alerte, semblable à celui installé à Sdérot, serait prochainement mis
en place dans la ville d'Ashkelon, cible de nombreuses attaques durant
la journée de jeudi.
Au total, trente-sept roquettes ont été tirées vers le Sud d'Israël, et
près d'une soixantaine de personnes ont été commotionnées, dont plus de
la moitié a du être admise à l'hôpital Barzilaï d'Ashkelon.
Dans la matinée, les Brigades Ezzedine Al-Kassam ont revendiqué
l'attaque sur le collège académique Sapir de Sdérot, au cours de
laquelle un garde du corps du ministre de la Sécurité intérieure, Avi
Dichter, qui était en visite sur place, a légèrement été blessé.
Côté palestinien, dix-huit miliciens ont été abattus, parmi lesquels
Hamza Khalil Al-Haya, fils du leader populaire et parlementaire (Hamas)
Al-Haya, qui a lui-même échappé à une tentative d'élimination ciblée il
y a quelques mois. Son fils faisait partie d'un groupe de lanceurs de
Kassams atteints par Tsahal, dans le sud de la bande de Gaza.
Dans l'après-midi, des sources palestiniennes indiquaient d'autre part
que cinq enfants, dont trois d'une même famille, avaient été tués au
cours d'une frappe aérienne à Djebalia, dans le nord des territoires
autonomes.
Un hélicoptère israélien a par ailleurs attaqué un poste de police,
situé à cent cinquante mètres du domicile d'Ismaïl Haniyeh, chef du
gouvernement Hamas, dans le quartier de Shaati, à Gaza. |
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Société |
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Le chef de la police, David Cohen, a décidé jeudi
d'interdire la tenue d'un rassemblement à la mémoire de Georges Habash,
fondateur du Front Populaire de Libération de la Palestine, qui devait
avoir lieu ce vendredi, à Nazareth. Selon la police israélienne, les
responsables de cette manifestation sont des activistes du FPLP, lequel
est considéré comme un groupe terroriste notamment par Israël et les
Etats-Unis.
Raja
Agbaharia, secrétaire général du mouvement des Fils du village,
politiquement proche des thèses de Habash, a catégoriquement démenti
cette information, et affirmé que les organisateurs de l'événement
étaient des représentants de divers partis arabes. Parmi ces derniers,
le député de la Knesset Mohamed Baraké (Hadash), qui a d'ailleurs
qualifié de "lamentable" la décision de la police, et a appelé Avi
Dichter, ministre de la Sécurité intérieure, à "lever cette
interdiction, car elle porte atteinte à la liberté d'expression et à la
démocratie".
Pour sa part, le parlementaire arabe israélien Jamal Zehalka (Balad) a
dénoncé "une manœuvre policière insolente et perverse", avant de
préciser : "Cela ne nous empêchera pas de célébrer la mémoire de Georges
Habash comme celle d'un des plus grands leaders palestiniens du XXe
siècle".
Rappelons que le dirigeant historique du FPLP est décédé le 26 janvier
dernier, à Amman. Porteur d'une idéologie conjuguant ultranationalisme
arabe et marxisme-léninisme "révolutionnaire", son mouvement fut l'un
des initiateurs de la stratégie des détournements d'avions, qu'il
inaugura en 1968, lors d'une attaque contre un appareil de la compagnie
El Al.
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Economie |
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Les prix de l'essence à la pompe augmenteront d'environ
4% à partir de samedi soir prochain, consécutivement à la flambée du
cours du baril qui a atteint 102,80 dollars, jeudi à New-York , dans un
contexte de baisse de production pétrolière au Nigéria, et de
difficultés d'approvisionnement au Nord de l'Irak.
Le litre de super coutera désormais 6,22 shekels aux automobilistes
israéliens, et le sans plomb 95 octane, 6,20 shekels.
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Judaïsme |
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Une peine de vingt et un jours de détention a été prononcée
contre trois soldats religieux ayant refusé de prendre part à un
exercice militaire sous prétexte que des soldates y participaient aussi.
Jeudi après-midi, le Grand rabbin d'Israël Yona Metzger, a déclaré ce
verdict "disproportionné", et que son véritable objectif était
"d'intimider ceux qui partagent une vision religieuse du monde".
Dans une lettre adressée à l'aumônier général de Tsahal, Avichaï Ronsky,
il a demandé que les soldats soient immédiatement libérés.
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Nécrologie |
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Le traducteur, poète et romancier Aharon Amir s'est éteint
dans la soirée de jeudi, à l'âge de 85 ans. Il comptait parmi les
fondateurs du mouvement Cananéen, qui prônait une "rupture culturelle et
spirituelle" entre le judaïsme diasporique et celui de la génération née
sur la terre d'Israël.
Amir, qui se définissait lui-même comme "hébreu et amant de la langue
hébraïque", a édité plus de trois cents livres, parmi lesquels des
œuvres de Dickens, Edgar Allan Poe, Steinbeck, Saul Bellow, Herman
Melville ou encore Henry James. En 2003, le Prix d'Israël lui avait été
décerné pour son activité de traducteur.
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Israelinfos.net vous souhaite Shabbat Shalom.
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