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A LA UNE |
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La littérature hébraïque à l'honneur
La 28ème édition du Salon du livre de Paris ouvrira ses portes vendredi
matin, et accueillera une quarantaine d'écrivains israéliens.
La manifestation, qui se déroulera du 14 au 19 mars à la Porte de
Versailles, a été inaugurée par Shimon Peres, président de l'Etat
d'Israël, et Christine Albanel, ministre française de la Culture, dans
la soirée de jeudi.
Plus
de deux cents mille visiteurs y sont attendus, malgré les appels au
boycott émanant des pays arabes et de nombreuses organisations
hexagonales, telle l'Association France-Palestine Solidarité.
Parmi les invités du Salon figurent tant les grands noms des lettres
hébraïques (David Grossman, Amos Oz, Aharon Appelfeld, Avraham B.
Yehoshua) que des représentants de la nouvelle génération tels Etgar
Keret ou le romancier arabe Sayed Kashua, ainsi que des poètes, des
auteurs de bandes dessinées et d'ouvrages pour la jeunesse.
Ateliers de calligraphie, performances littéraires, débats, exégèses,
lectures poétiques et dramaturgiques ponctueront l'événement, auquel la
Tunisie, le Yémen, l'Algérie, l'Iran, l'Arabie saoudite, le Maroc et le
Liban ont fait savoir qu'il ne participeront pas, tandis que l'Union des
Ecrivains d'Egypte a publié un communiqué selon lequel "cette mise à
l'honneur littéraire est inacceptable".
Dans un entretien accordé au Figaro, le nouvelliste cairote Alaa el-Asfani
a pour sa part estimé qu'inviter "un pays coupable de crimes contre
l'humanité est en soi un crime très grave".
Réagissant à ces propos, Amos Oz, qui compte parmi les fondateurs du
mouvement La Paix Maintenant, a déclaré à l'Agence France Presse : "Ceux
qui appellent au boycott ne s'opposent pas à la politique d'Israël mais
à son existence même. S'ils disent qu'Israël ne doit pas être au Salon
du livre, c'est parce qu'ils pensent tout simplement que ce pays
n'aurait jamais dû voir le jour".
De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard
Kouchner, a souligné que si certains éditeurs arabes ont boudé ce
rendez-vous culturel, "ils n'arriveront pas pour autant à en boycotter
les idées", avant d'ajouter : "J'espère qu'ils ne condamnent pas, par là
même, les chances d'aboutir à la paix".
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Sécurité |
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Lors d'un discours prononcé jeudi, au cours d'une cérémonie
à la mémoire des soldats de Tsahal dont la tombe est inconnue, Ehud
Barak a estimé que l'opération menée la veille à Bethléem, au cours de
laquelle quatre activistes du Djihad islamique tenus pour
particulièrement dangereux ont été éliminés, constituait "la preuve
qu'Israël continuera à poursuivre et à frapper chaque criminel qui a du
sang juif sur les mains".
Plus tôt dans la journée, sur la chaîne de télévision iranienne en
langue arabe Al-Alam, le porte-parole du Djihad islamique à Gaza, Daoud
Shayeb, avait pour sa part qualifié "l'agression sioniste de Bethléem"
de véritable "gifle", alors même que selon lui, la diplomatie égyptienne
tentait d'obtenir une accalmie sur le terrain.
Tandis qu'une trentaine de roquettes et d'obus de mortier ont été tirés
jeudi, depuis la bande de Gaza vers le territoire israélien, un autre
responsable de l'organisation intégriste, Khaled Al Batesh, a annoncé
que ces attaques n'étaient que "la première phase de la vengeance des
quatre martyrs de Bethléem" et qu'Israël devait s'attendre à "des
représailles encore plus douloureuses". Il a ajouté que les miliciens du
Djihad avaient respecté une trêve que "l'armée sioniste a rompu en
assassinant les quatre guerriers d'Allah".
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Société |
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Le dirigeant de la branche Nord du Mouvement islamiste
israélien, le Cheikh Raëd Salah, a déclaré jeudi détenir des
"renseignements précis" selon lesquels des militants d'extrême-droite
chercheraient à l'assassiner. Il a donc refusé de se rendre à Jérusalem,
où il devait être interrogé par la police, pour ne pas permettre auxdits
militants d'attenter à sa vie sur la route menant vers la capitale.
Dans un entretien diffusé par la radio arabe A-Shams, le leader
intégriste à néanmoins précisé qu'il n'avait nullement l'intention
d'entrer dans la clandestinité : "J'ai accepté d'être interrogé par le
passé, et je continuerai à répondre aux convocations de la police",
a-t-il précisé, "mais l'information dont je dispose est trop alarmante,
et nous en avons transmis les détails aux services de sécurité
israéliens". Ce dernier point a d'ailleurs été formellement démenti par
Shmoulik Ben Robi, porte-parole de la police hiérosolymitaine.
Rappelons qu'une enquête contre le Cheikh Salah a été ouverte après
qu'il ait appelé, en février 2007, à "déclencher une Intifada
arabo-musulmane pour délivrer Jérusalem et la mosquée d'Al Aqsa".
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Justice |
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La police israélienne a arrêté jeudi, pour vingt-quatre
heures, le rabbin Arik Asherman, secrétaire général du mouvement "Rabbanim
Shomré Mishpat" (Les rabbins pour le respect de la loi), accusé d'avoir
"incité des Palestiniens, habitants du village de Silwan, à résister aux
forces de l'ordre".
Le conflit opposant les villageois à la municipalité de Jérusalem
concerne les fouilles archéologiques entreprises dans le secteur par le
Service des Antiquités, que subventionne l'organisation Elad. Selon les
agriculteurs palestiniens, ces fouilles sont menées "jusque dans les
sous-sols de certaines habitations" et contrarient le quotidien des
autochtones.
Une "tente de la protestation" a d'ailleurs été récemment dressée
sur l'un des terrains du village, et ces dernières semaines, de nombreux
affrontements avec les services de sécurité israéliens ont éclaté.
Selon la police, Arik Asherman, qui est un militant connu des droits de
l'homme, a non seulement appelé à la désobéissance, mais il aurait
encore empêché les secours d'évacuer un habitant juif de la région
blessé au cours des échauffourées – ce que le principal intéressé nie en
bloc.
C'est après avoir refusé de signer un ordre lui enjoignant de ne plus se
rendre au village de Silwan pour une période de quinze jours, que le
rabbin a été condamné à vingt-quatre heures de détention. Selon son
avocat, Gaby Lasky, "cette arrestation est tout bonnement grotesque".
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Autorité Palestinienne |
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Lors du discours qu'il a prononcé à la Conférence des Etats
islamiques organisée jeudi à Dakar, le chef de l'Autorité palestinienne,
Mahmoud Abbas, a accusé l'Etat d'Israël de pratiquer une politique de
"purification ethnique" à Jérusalem-Est. Selon lui, les autorités
multiplient les taxes et raréfient les permis de construire dans cette
partie de la ville sainte.
Ces déclarations s'inscrivent dans le cadre d'une surenchère rhétorique
qui faisait notamment dire au leader palestinien, la semaine dernière,
que les opérations de Tsahal, dans les territoires autonomes, étaient
"pires que la Shoah". |
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Diplomatie |
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Un communiqué du ministère égyptien des Affaires étrangères
a annoncé jeudi la nomination d'un nouvel ambassadeur en Israël, Yasser
Reda, qui succèdera dès septembre prochain à Assam Ibrahim, et qui est
considéré comme l'un des meilleurs experts égyptiens du conflit
israélo-arabe. |
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Economie |
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Pour la première fois depuis près de dix ans, la Banque
d'Israël est intervenue sur le marché des changes pour tenter de juguler
la baisse du billet vert, en achetant jeudi, 300 millions de dollars. La
monnaie américaine s'est échangée à 3,403 shekels en baisse de 2,27% par
rapport à son cours de la veille. |
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Sport |
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L'équipe israélienne du Maccabi Tel-Aviv s'est qualifiée
jeudi, pour les quarts de finale de l'Euroligue de basket, en battant,
au cours d'un match spectaculaire, les joueurs du Real Madrid par 103 à
100. |
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Israelinfos.net vous souhaite un agréable Weekend.
Shabbat Shalom.
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