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Le Président de l'Autorité Palestinienne déploie tous ses efforts pour
pacifier les relations entre palestiniens et israéliens jusqu'à organiser un
référendum au sein de la population palestinienne concernant une
reconnaissance implicite de l'Etat d'Israël.
Toutefois, la question peut se poser de savoir si les initiatives de
Monsieur Mahmoud Abbas sont le résultat d'une démarche individuelle ou si il
existe bien une adhésion majoritaire de la population palestinienne à ce
projet.
En effet, La réalité quotidienne israélienne ne confirme pas l'existence
d'un véritable consensus du coté palestinien sur la nécessité de mettre un
terme à la logique de guerre qui prévaut depuis toujours.
Outre les divergences de vues qui opposent Monsieur Mahmoud Abbas à son
premier ministre membre du HAMAS sur la question, l'Etat d'Israël doit, jour
après jour, se protéger d'agressions prenant la forme d'attaques à l'arme
blanche, de tirs de roquettes qassam, de tentatives d'infiltrations de
palestiniens armés, de candidats au suicide, de poses de colis piégés, de
tirs essuyés par les militaires ...et ce, de manière ininterrompue....
La multiplicité des agressions commises par des palestiniens, conduit à
s'interroger sur le point de savoir s'il n'existe pas, aux antipodes de la
volonté de paix, une haine érigée en système du peuple palestinien à l'égard
des juifs.
L'analyse des valeurs qui prévalent sur la bande de GAZA et en CISJORDANIE
révèle qu'il existe dans la structuration de la personnalité des
palestiniens une organisation de la haine du juif, véritable raison d'être
des individus dont le fondement présente une double nature : laïque d'une
part (I) et religieuse d'autre part (II)
LES FONDEMENTS LAICS DE LA HAINE DU JUIF.
Le phénomène politique palestinien s'est construit autour de la nécessité de
chasser les juifs de Palestine.
Dans un premier temps, Yasser ARAFAT a créé le Fatah en 1959, dont le nom a
pour origine étymologique « d'Al-Filastini d'Al-Watani d'Al-Tahrir de
Harakat » qui signifie « mouvement national palestinien de libération » et
dont l'idéologie repose sur la nécessité de libérer la Palestine de toute
présence juive.
Cette branche politique a finalement été intégrée au sein de l'OLP
(organisation de libération de la Palestine) dont la charte, approuvée le 17
juillet 1968, précise les buts de l'organisation au regard de l'éviction des
juifs de Palestine (A) tout en fournissant les justifications morales et
religieuses de cette nécessité (B).
A LA NECESSITE D 'EVINCER LES JUIFS DE PALESTINE
L'OLP, comme son nom l'indique, a pour vocation, de parvenir à une
libération de la Palestine. L'organisation s'est dotée d'une Charte qui
consacre le droit pour les palestiniens de revenir en Palestine (1°) en
rappelant que l'unique moyen d'y parvenir consiste dans la lutte armée (2°).
1° le droit au retour des palestiniens en Palestine
L'article 3 de la Charte OLP pose que le peuple arabe palestinien possède le
droit légal au retour à leur foyer.
En réalité, il semble que le fondement de ce droit sur le plan
international, repose sur la combinaison des articles 194 de l'assemblée
générale des nations unies et de l'article 1 de la charte de l'OLP.
La résolution 194 de l'assemblée générale des nations unies du 11 décembre
1948 stipule « qu'il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent,
de rentrer dans leurs foyers et de vivre en paix avec leur voisins... ».
Pour sa part, l'article 1 de la charte de l'OLP n'a pas manqué de poser que
« la Palestine est le foyer du peuple arabe palestinien ».
En réalité, la notion de « foyer » n'est pas exactement la même dans les
deux textes.
Pour ce qu'il en est de l'article 194 de la résolution de 1948, le terme
«les foyers » concernait les « endroits où les palestiniens habitaient »
puisque le mot « foyers » est employé au pluriel s'agissant du foyer
respectif de chaque palestinien concerné en 1948.
De son coté, l'article 1 de la Charte OLP, en posant que la Palestine est le
« foyer » du Peuple Palestinien, permet une conception extensive de la
notion de foyer non prévu par la résolution 194.
Dès lors, la combinaison de la résolution 194 du 11 décembre 1948 et de l'
article 1 de la Charte de l'OLP, permet de créer, artificiellement et
faussement, un droit international du retour des palestiniens (article 3
charte OLP) sur une assiette territoriale précise en l'occurrence : « les
frontières de la Palestine sous le mandat britannique qui est une unité
territoriale indivisible. » (Article 2 Charte OLP).
Par ailleurs, pour que ce droit se perpétue de générations en générations,
il a été posé que ce droit serait transmissible aux enfants (article 4
charte OLP) dans la mesure où « L'occupation sioniste et la dispersion du
peuple arabe palestinien, à travers les désastres qui lui sont incombés, ne
lui ont pas fait perdre leur identité palestinienne » (même article).
Les générations palestiniennes qui se succèdent ne doivent donc pas oublier
que chaque israélien est un occupant sans droit ni titre et que la phase
actuelle de l'histoire « est celle d'une lutte nationale (watani) pour la
libération de la Palestine. » (Article 8 charte OLP), en l'occurrence, une
lutte armée.
2° la lutte armée
L'obligation de combattre est reprise de façon récurrente dans la charte qui
rappelle, notamment dans l'article 9, que si la période de combats actuels
est une étape avant un retour à l'accalmie, « La lutte armée constitue la
seule façon de libérer la Palestine. ».
Sur ce point, le combat est focalisé sur les forces du sionisme et de
l'impérialisme (article 8) en vue d'une « la libération » du pays permettant
un « retour sur cette terre... pour exercer l'autodétermination et sa
souveraineté sur ce pays. (Article 9 charte OLP).
Les moyens techniques d'y parvenir reposent essentiellement sur l'action de
commando qui « constitue le coeur de la guerre populaire de libération de la
Palestine ». (article 10 charte de lOLP).
Bien évidemment, à chaque instant de leur existence, les palestiniens ne
doivent jamais oublier les maîtres mots du combat : « unité nationale (wataniyya),
mobilisation nationale (qawmiyya) et libération. » (article 11 charte de
l'OLP).
Quoiqu'il arrive, les palestiniens ne sont pas isolés dans ce combat : Ils
font partie de la nation arabe (article 12, 13 et 14) également tenue,
conformément à l'article 15 de la Charte, de participer au devoir
d'éviction des juifs dans la mesure où « La libération de la Palestine, d'un
point de vue arabe, est un devoir national (qawmi) ......et vise à
l'élimination du sionisme de la Palestine... ».
Pour que chaque palestinien ne perde pas de vue cet objectif, la Charte de
l'OLP prévoit dans son article 7, « une éducation des individus
palestiniens dans un esprit révolutionnaire » et, s'agissant « d'un devoir
national », l'obligation pour les palestinien de sacrifier leur richesse et
leur vie afin de reconquérir le pays et d'amener à sa libération (même
article).
La nécessité d'évincer se justifie moralement et idéologiquement.
B LE BIEN FONDE DE CETTE EVICTION
Le droit de chasser les juifs de la terre palestinienne relève de
considérations morales et religieuses (1°) mais également de l'absence de
droit des juifs sur la terre (2°).
1° les justifications morales et religieuses de l'éviction
La guerre de libération se justifie pour différents motifs relevant de
considérations spirituelles humaines ou internationales.
Sur un plan spirituel, la guerre n'est pas une finalité : ce qui importe
c'est de redonner à la terre sainte « une atmosphère de sécurité, de
tranquillité et de garantir la liberté de religion et la visite des lieux
saint sans discrimination de race de couleur et de religion » (Article 16
Charte OLP).
Sur un plan humain, il convient de restituer aux palestiniens les droits
fondamentaux dont ils ont été bafoués et sur ce point, la libération de la
Palestine « rendra à l'individu palestinien sa dignité, sa fierté, et sa
liberté. »(Article 17 Charte OLP)
Enfin, Sur un plan international, la libération de la Palestine permettra
une restauration des droits légitimes du Peuple Palestinien désireux de
«l'amitié de tous les peuples ». A cet effet, il est sollicité le concours
de tous les états « partisan de la liberté, de la paix » (article 18 Charte
OLP).
Ces considérations philosophiques sont d'autant plus admissibles que les
juifs ne disposent d'aucun droit sur la terre.
2° l'absence de droit des juifs sur la terre de Palestine
L'éviction se justifie également en raison de l'absence de droit des juifs
sur la terre.
Aussi, toutes les étapes politiques de la constitution de l'Etat d'Israël,
sont-elles rejetées en bloc par les palestiniens.
Tout d'abord, « la partition de la Palestine en 1947 et l'établissement de
l'état d'Israël sont entièrement illégaux » (article 19 Charte OLP) puisque
: - contraire à la volonté du peuple palestinien
- contraire à ses droits naturels
- et incohérents au regard des principe sur le droit à
l'autodétermination (même article)
Plus généralement, la charte de l'OLP dans son article 20 précise que « la
Déclaration de Balfour, le Mandat pour la Palestine, et tout ce qui a été
fondé sur eux, sont déclarés nul et non-avenus ».
Un tel article permet de nier en bloc tout droit aux juifs sur la terre
d'Israël.
Notons toutefois que cet article dessert également les palestiniens car si
le mandat pour la Palestine et « nul et non avenu », les frontières de la
Palestine telles que définies dans l'article 2 de la Charte de l'OLP le sont
également.
Cet article stipule, rappelons le, que « la Palestine, avec les frontières
qui étaient les siennes sous le mandat britannique, est une unité
territoriale indivisible. »
En tout état de cause, la charte de l'OLP considère que « les prétentions à
des liens historiques et religieux des Juifs avec la Palestine sont
incompatibles avec les faits historiques » car le judaïsme, en tant que
religion, ne saurait constituer une nationalité indépendante. (Article 20
Charte OLP)
En outre, l'Etat d'Israël a d'autant moins le droit d'exister que « Le
sioniste est raciste et fanatique dans sa nature, agressif, expansionniste,
colonial dans ses buts, et fasciste dans ses méthodes. » (article 21 Charte
OLP)
D'ailleurs, la naissance de l'Etat d'Israël avait pour unique finalité de
combattre les espoirs de libération, d'unité, et de progrès de la nation
arabe. » (même article)
Aussi, l'humanité doit prendre en considération cette supercherie que
constitue la présence juive sur la terre de Palestine et le besoin de
sécurité et de paix, ainsi que le besoin de justice et de droit, requiert de
tous les états de considérer le sionisme comme un mouvement illégitime
(Article 23 Charte OLP).
Bien évidemment, pour sa part, le peuple palestinien est animé de valeurs
morales très fortes et croit dans « les principes de justice, de liberté, de
souveraineté, d'autodétermination, de dignité humaine, et dans le droit de
tous les peuples à exercer ces principes. » (Article 24 Charte OLP)
...
Il ressort de tout ceci que les principes contenus dans la charte de l'OLP
s'opposent à la reconnaissance par les palestiniens de l'Etat d'Israël à
moins que le Peuple palestinien ne décide d'une abrogation pure et simple de
la charte de l'OLP.
Ceci a été envisagé partiellement par Monsieur ARAFAT à l'occasion des
accords d'Oslo de 1993 lorsqu'il a déclaré que l'appel à la destruction de
l'Etat d'Israël était caduc.
En réalité, cette décision isolée n'a pas conduit à abroger la charte car le
dernier article de ce document prévoit que toute modification du texte
suppose un vote à la majorité des deux tiers des membres du congrès national
de l'OLP ( article 33 de la charte OLP).
En tout état de cause, une telle abrogation ne serait pas suffisante car si
le palestinien ne trouve pas de fondements laïcs pour haïr le juif, il lui
reste les fondements religieux.
II LES
FONDEMENTS RELIGIEUX DE LA HAINE DU JUIF
Le coran contient un certain nombre d'assertions désobligeantes à l'endroit
de la communauté juive permettant de considérer le juif tel un imposteur.
Eu égard à l'ancienneté du texte, il était nécessaire d'actualiser le
message et les principes du texte sacré.
La charte du HAMAS datant du 18 août 1988 a cette vocation et confirme, en
tant que de besoin, la nécessité de chasser les juifs de Palestine.
Le Hamas dont l'origine étymologique est Harakat al-Muqawama al-Islamiya
c'est-à-dire « mouvement de résistance islamique » est le bras armé des
Frères Musulmans en Palestine (article 2 de la charte HAMAS).
La charte du HAMAS définit son objectif, en l'occurrence, le renversement de
l'État juif d'Israël par une République islamique théocratique sur
l'ensemble de la Palestine et fournit les moyens à cet effet en donnant « le
bras à tous ceux qui mènent le jihad pour la libération de la Palestine. »
(Introduction de la charte HAMAS).
Sur la base des principes coraniques, l'islamiste doit reprendre la
Palestine (A) à l'aide de moyens techniques adaptés pour ce faire (B).
A L'INJONCTION DE REPRENDRE LA PALESTINE
Le Mouvement de la Résistance Islamique est un mouvement palestinien
spécifique qui fait allégeance à Dieu, fait de l'islam sa règle de vie et
oeuvre à planter l'étendard de Dieu sur toute parcelle de la Palestine
(article 6 charte du HAMAS)
Ce mouvement apporte la vérité du coran tel que rappelé dans l'article 3 de
la charte du HAMAS :"Tout au contraire : Nous lançons contre l'erreur la
Vérité qui lui écrase la tête, et voilà que l'erreur disparaît" (21,18). Et
se fixe comme objectif de « Combattre le Mensonge, le défaire et le
détruire pour que règne la Vérité, que les patries soient restituées »
(article 9 charte de HAMAS).
La Palestine, terre musulmane, doit être libérée (1°) dans la mesure où
juifs sont des imposteurs (2°).
1° la Palestine est une terre musulmane
Dans l'Islam, il n'existe pas de séparation entre le religieux et le
profane car « ce qui est dans les cieux et sur la terre appartient à Dieu »
(sourate 4, verset131, 132).
Aussi, les dimensions temporelles et spirituelles sont indissociables et le
monde musulman est-il divisé en deux parties : la terre de l'Islam (régie
par la Sharî'a, ou encore loi de Dieu), et la terre de l'ignorance et de la
contradiction, qui n'est pas musulmane.
Dieu a envoyé son Messager (Muhammad) avec la Direction et la Religion de
vérité pour la faire triompher de toute autre religion (sourate 48, verset
28).
L'islamiste est donc détenteur de la Vérité insusceptible de remise en cause
et son choix d'adhérer au HAMAS est tout à fait compatible dans la mesure
où, Le Mouvement de la Résistance Islamique fait de l'islam sa règle de vie;
c'est sa profession de foi et sa religion (article 36 charte du HAMAS).
Pour ce qu'il en est de la Palestine, l'article 11 de la Charte du HAMAS
rappelle qu'elle est une terre islamique waqf [de main-morte] pour toutes
les générations de musulmans jusqu'au jour de la résurrection, et que, parmi
les missions, l'Organisation de Libération de la Palestine est la plus
intime des intimes du Mouvement de la Libération Islamique. (Article 27
Charte du HAMAS).
Le palestinien membre du HAMAS doit « planter l'étendard de Dieu sur toute
parcelle de la Palestine » (article 6 Charte du HAMAS) car il est fait
obligation aux fondamentalistes de reprendre les terres qui ont précédemment
été des terres d'Islam et « chasser d'où ils auront été chassés » (sourate
2, verset 190-92)).
Les autres religions doivent pour leur part s'abstenir de concurrencer
l'islam dans sa souveraineté sur cette région car le jour de leur propre
souveraineté serait celui des massacres, de la torture et de l'exode.
(Article 31, charte du HAMAS).
En tout état de cause, les juifs ne sont que des imposteurs.
2° le juif est un imposteur
Selon l'article 28 de la charte du HAMAS « L'invasion sioniste est une
invasion cruelle qui ne recule devant aucun procédé mais utilise tous les
moyens vils et corrompus pour réaliser ses aspirations »
Le juif est particulièrement habile pour isoler le peuple palestinien « par
un mouvement subtil et une planification étudiée » article 32 charte du
HAMAS)
Face à cette perfidie du peuple juif sioniste, Le Mouvement de la Résistance
Islamique se présente comme « un mouvement humaniste [insâniyya]. Il
veille au respect des droits de l'homme et se conforme à la tolérance de
l'islam en ce qui concerne les disciples des autres religions » ( article 31
charte du HAMAS).
D'ailleurs, le fondamentaliste palestinien est parfaitement désintéressé «
il ne cherche ni un prestige personnel, ni un gain matériel, ni une position
sociale » (article 36 charte du HAMAS).
Si le palestinien ne trouve pas suffisamment de justifications sur la nature
spécifique du juif, il lui revient de reprendre le Coran qui dit des juifs
que :
- « un certain nombre d'entre eux altèrent sciemment la parole de
Dieu après l'avoir comprise »(sourate 2, verset 75),
- « ils enroulent leur langue avec l'écriture » (sourate 23, verset
30-32),
- ils « occultent les versets qui les gênent » (sourate 3, verset
78; sourate 4, verset 46 ; sourate 5, verset 13).
- « ils embrouillent les mots et calomnient la Vraie Religion ».
- D'ailleurs « Dieu les a maudit à cause de leur incrédulité »
(sourate 4, verset 46).
C'est la raison pour laquelle les gens du Livre doivent être dominés par les
Arabes et avoir le statut Dhimmi, tenu d'acquitter un impôt qui est « le
prix qu'ils auront à payer parce qu'ils ont renié les signes de Dieu »
(sourate 3, verset 112).
La charte du HAMAS a envisagé divers moyens pour la réalisation de
l'objectif.
B LES MOYENS TECHNIQUES DE LA REPRISE DE LA TERRE
Le mouvement de la résistance islamique dispose de moyens efficaces pour la
reprise de la terre notamment le jihad (1°) et le rôle des mères
palestiniennes (2°).
1° le jihad
Les fondamentalistes islamistes ne sont pas enclins à accepter les modes
préconisés par le monde occidental de résolution des conflits.
Pire, les initiatives de paix internationales « vont à l'encontre de la
profession de foi du Mouvement de la Résistance Islamique » (article 13
charte du HAMAS).
Dans le coran lui-même, il n'est pas indispensable de parvenir à la paix si
la guerre semble gagnée : « ne soyez points faibles et n'appelez point à
la Paix lorsque vous êtes les plus forts et que Dieu est avec vous ! il ne
vous privera point du bénéfice de vos ouvres » (sourate 47, verset 35).
Alors l'islamiste doit comprendre qu'Il est une dialectique dans l'avènement
d'un monde gouverné par la Sharî'a dont le Mouvement de la Résistance
Islamique n'est qu'un « des épisodes du jihad mené contre l'invasion
sioniste » (article 7 de la charte du HAMAS)
Le jihadiste est entièrement dévoué à la cause de l'Islam car « Dieu est
son but, l'Apôtre son modèle, le Coran sa constitution, le jihad son chemin
et la mort sur le chemin de Dieu la plus éminente de ses espérances »
La mort joue un rôle très important dans l'avènement de ce monde gouverné
par la Sharî'a.
L'article 15 de la charte du HAMAS est très explicite sur ce point :
"Par celui qui possède l'âme de Muhammad dans ses mains, je m'engage à
combattre sur le chemin de Dieu; je tuerai et combattrai, je tuerai et
combattrai, je tuerai" (article 15 de la charte du HAMAS)
c'est
d'ailleurs le sort réservé aux infidèles :
« Combattez ceux qui ne s'interdisent pas ce que Dieu et son prophète ont
défendu, ceux qui, parmi les gens du Livre ne professent pas la Vraie
Religion ; combattez les jusqu'à ce qu'il paient le tribu et qu'ils se
soumettent » (sourate 9, verset 29).
Pour ceux qui se soumettent, la conversion n'est d'ailleurs pas une garantie
définitive de tranquillité. Ils doivent prendre garde à d'éventuels écarts
qui les priverait de toute protection :
« S'ils sombrent de nouveau dans l'infidélité, tuez les partout où vous les
rencontrerez. Ne prenez chez eux ni ami ni auxiliaire » (sourate 4, verset
89).
Conformément à cet objectif le fondamentaliste sera assister de Dieu « o
croyants si vous faites triompher la cause de Dieu, il vous assistera et
affermira vos pas. » (sourate 47, verset 7).
Il n'est en réalité que la main de Dieu qui observe comment chacun se
comporte et doit rendre coup pour coup aux ennemis de l'Islam « car Dieu est
plus fort qu'eux et ses châtiments sont plus terribles ». (sourate 4, verset
84).
Si le fondamentaliste meurt, sa mort reste sans importance « que ceux qui
veulent échanger la vie présente contre celle de l'Au-delà combattent dans
le chemin de Dieu. Qu'ils succombent ou qu'ils soient vainqueurs nous leur
accorderons une généreuse récompense. » (sourate 4, verset 74).
Inversement, si son acte cause la mort, il n'est pas responsable.
« Ce n'est pas vous qui les avez tué, c'est Dieu. Ce n'est pas toi qui
lançais, c'est Dieu pour éprouver les croyants par une belle épreuve »
(sourate 8, verset 17.18).
2° le rôle de la femme
La femme palestinienne joue un rôle important dans la transmission des
valeurs du Mouvement de la Résistance Islamique notamment « le maintien de
la maison, l'instruction des enfants quant aux concepts et valeurs morales
fondées sur l'islam » (article 18 de la charte du HAMAS).
En effet, le patriotisme [al-wataniyya], est un article de la profession de
foi ['aqîda] religieuse (article 12 de la charte du HAMAS) et la libération
de la terre est une obligation religieuse individuelle qui incombe à tout
musulman où qu'il soit (article 14 de la charte du HAMAS) tout comme le
combat dès que les ennemis usurpent une terre qui appartient aux musulmans
(article 15 de la Charte du HAMAS)
Or, l'éducation des jeunes générations islamiques dans la région est « une
éducation islamique fondée sur l'accomplissement des obligations
religieuses », et « une l'étude conscientisée du Livre de Dieu » (article 16
de la charte du HAMAS).
Sur ce point, la femme musulmane a un rôle qui n'est pas inférieur à celui
de l'homme puisqu'elle doit être « l'usine à hommes » (article 17 de la
charte du HAMAS)...
....
Il résulte de tout ceci que les déclarations d'intention de Monsieur Mahmoud
Abbas ne sauraient suffire à pacifier la région sans une remise ne question
des valeurs fondamentales de l'Islam qui cultivent la haine du juif.
L'église catholique, pendant la période des conciles dits de VATIACAN II, a
remis en question le statut des juifs antérieurement considérés comme un
peuple déicide.
Il conviendrait pour l'Islam d'engager un processus similaire faute de quoi,
Monsieur Mahmoud Abbas ne pourra rêver d'une coexistence pacifique des
peuples juifs et palestiniens. |