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Le chaos qui règne dans les territoires de la bande de
Gaza et en Cisjordanie trouve notamment son origine dans l'opposition
entre le Fatah et le Hamas sur la conduite idéologique à tenir à l'égard
de l'Etat d'Israël.
Le parti politique et religieux Hamas centré sur la destruction
d'Israël, nie tout droit à l'existence de l'Etat hébreu alors que le
Fatah et le Président de l'Autorité Palestinienne seraient disposés à
envisager la création d'un Etat Palestinien sur les frontières de « 67
».
En désespoir de cause, le premier Ministre palestinien Ismaïl Haniyeh
finit par accepter de réfléchir sur le document dit « des prisonniers
palestiniens » bien qu'il emporte une reconnaissance implicite de l'Etat
Hébreu.
Israël n'est bien évidemment pas à la merci du règlement des querelles
intestines palestiniennes, alors les palestiniens doivent comprendre que
s'il doit être établi des frontières de « 67 » pour fixer les limites
territoriales entre les deux peuples, il s'agira des frontières de 5767,
c'est-à-dire des frontières qui intègrent des limites géographiques en
fonction des critères de souveraineté (I) mais également le cadre de la
raison humaine, compatible avec une coexistence pacifique des peuples (II).
I DES FRONTIERES GEOGRAPHIQUES EN FONCTION DES CRITERES DE
SOUVERAINETE
Les divergences de vues des dirigeants palestiniens sur la conduite à
tenir à l'égard d'Israël (1°) ne sauraient aboutir à partage territorial
sur une assiette autre que les territoires sans souveraineté (2°).
1°- Les divergences de vues palestiniennes sur l'attitude à tenir à
l'égard d'Israël
Le vendredi 6 octobre 2006, des responsables palestiniens du Hamas,
employant un style d'une virulence à la hauteur de la haine qu'ils
nourrissent à l'égard des juifs, ont réaffirmé qu'aucune paix n'était
envisageable avec l'Etat hébreu.
Ainsi, Ahmed Youssouf, conseiller du premier Ministre Hamas Haniyeh, a
déclaré que pour Israël, « l'avenir consistera à être rayé de la carte »
et que tout cessé le feu avec Israël ne serait que temporaire.
Un autre responsable du Hamas, considérant que le Président Palestinien
n'avait pas l'autorité pour dissoudre le gouvernement, a affirmé «
qu'aucun enfant palestinien ne reconnaîtra l'Etat juif » alors que le
premier Ministre Haniyeh posait que « les réfugiés palestiniens
retrouveront leurs maisons, leurs terres et retourneront à Jérusalem ».
Embarassé par ces déclarations, le Président Mahmoud Abbas s'est senti
contraint de nuancer les propos en estimant qu'il convenait d'établir un
Etat Palestinien sur les frontières de « 67 ».
En réalité, les dirigeants palestiniens se trouvent aujourd'hui dans
l'inconfortable position de ceux qui ont menti à leur peuple à qui il a
été promis une éviction des juifs de Palestine, et qui se trouvent
contraints d'avouer leur mensonge en acceptant un partage des terres.
Naturellement, le peuple palestinien réalisera alors le degré
d'instrumentalisation dont il a fait l'objet depuis toujours et
éprouvera un profond sentiment de trahison en repensant à tous ces
enfants sacrifiés au moyen de ceintures explosives.
De la même manière, les palestiniens s'interrogeront peut-être sur
l'utilisation des fortunes colossales englouties par les dirigeants
palestiniens, non pour améliorer leur vie quotidienne, mais bien pour
alimenter les comptes bancaires personnels de certains ou financer le
Jihad.
C'est donc face à leurs mensonges et autres contradictions que se
retrouvent aujourd'hui les dirigeants palestiniens, contraints
d'imaginer une sortie honorable.
Pour ce faire, le Hamas propose une trêve de 10 ans contre
l'établissement d'un Etat palestinien provisoire sur les frontières de
1967 sans véritablement renoncer au jihad alors que le Fatah propose un
partage territorial sur ces mêmes frontières.
L'incohérence du discours palestinien touche vraisemblablement à sa fin
et devrait conduire à plus de réalisme politique : la paix et le partage
territorial ne se construiront que sur une situation contemporaine et
sur des terres ne relevant pas de la souveraineté israélienne.
2°- le partage des territoires sans souveraineté
Les palestiniens prennent comme base de discussion, les frontières de
l'Etat hébreu à la veille du 4 juin 1967.
Cette référence est également reprise par les dispositions de l'article
1er du projet de Constitution de la Palestine (soumis au Comité central
palestinien le 9 mars 2003 et révisé le 25 mars 2003) tout comme
l'article 4 du projet de Constitution qui énonce que « Jérusalem est la
capitale de l'Etat de Palestine et le siège de ses services publics ».
De telles hypothèses ne sauraient s'imposer à l'Etat hébreu dans la
mesure où, les frontières de 1967 ne concernaient pas la Palestine mais
la Jordanie pour la partie orientale et l'Egypte pour la partie
occidentale.
En effet, La Judée Samarie a été annexée par la Transjordanie (devenue
la Jordanie) le 24 avril 1950 et, en dépit de l'occupation israélienne
intervenue en 1967, la situation a perduré jusqu'à l'annonce faite le 31
juillet 1988, par roi Hussein quant à la rupture «des liens légaux et
administratifs» de son pays avec la Judée Samarie, annexée par son
grand-père Abdallah en 1950.
La même solution prévaut pour la bande de GAZA.
L'Egypte a exercé son contrôle sur la bande de Gaza à la suite des
accords d'armistice de 1949 et, malgré l'occupation israélienne de la
bande de Gaza en 1967, ce territoire est resté rattaché à l'Egypte
jusqu'en 1979, sans que les accords de Camp David du 17 septembre 1978,
ou le traité de paix signé avec l'Egypte le 26 mars 1979 n'aboutisse à
la mise en place d'une souveraineté palestinienne.
Il résulte de tout ceci que les palestiniens ne sauraient revendiquer
des frontières qui concernaient des Etats souverains en 1967.
Le partage territorial portera donc sur les terres de la bande de Gaza
et de la Judée Samarie non annexées par Israël, c'est-à-dire,
vraisemblablement, la partie se situant au-delà de la clôture de
séparation.
Restera à poser un cadre humainement raisonnable pour l'instauration
d'une paix durable entre les peuples.
II LE CADRE DE LA RAISON HUMAINE
Une fois admis les modalités du partage territorial, restera à régler
les autres problèmes notamment celui des réfugiés (1°) et surtout
l'admission de valeurs morales communes (2°).
1°- le problème des réfugiés
Ce thème récurrent dans les discours des dirigeants palestiniens est
celui du droit au retour des palestiniens ayant fui leur habitation en
1948 lors de la guerre d'indépendance d'Israël.
Ce droit (à nouveau mentionné dans l'article 13 du Projet de
Constitution de l'Etat Palestinien) est prévu par l'article 11 de la
résolution de l'Assemblée Générale des nations unies du 11 décembre 1948
qui énonce : « 11. l'assemblée Générale des nations unies décide qu'il y
a lieu de permettre
aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt
possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités
doivent être payées à titre de compensation pour les biens de...»
En réalité, ce texte n'a aucune valeur coercitive pour Israël puisqu'il
ne s'agit pas d'une disposition du Conseil de Sécurité et, en tout état
de cause, il concerne des « foyers » et non des territoires.
Rappelons néanmoins que depuis 1948, des populations palestiniennes sont
maintenues disséminées dans des pays du Moyen Orient en qualité de
réfugiés pour des raisons bien évidemment lucratives (le statut
conférant des prérogatives financières à la charge de la communauté
internationale) mais également idéologique car la misère dans laquelle
ces populations palestiniennes sont entretenues, permet de susciter les
vocations au suicide.
A ce jour, aucun des pays arabes de résidence (en dehors de la
Jordanie), n'offrent aux palestiniens des conditions d'existence dignes,
c'est-à-dire des titres de séjour, la nationalité, le de droit de
travailler, de posséder ou de vivre dans des conditions décentes
Si les pays arabes (dont la réputation d'hospitalité est millénaire)
cessaient de discriminer les populations palestiniennes et acceptaient
de leur accorder tout simplement le droit de vivre décemment, le
problème palestinien serait en partie réglé.
Il resterait simplement aux palestiniens d'accepter le principe d'une
coexistence paisible dans le pays arabe de résidence, ce qui n'a pas
toujours été le cas.
En effet, lorsque Yasser Arafat a appelé au renversement de la monarchie
Hachémites en septembre 1970, le Roi Hussein de Jordanie a été contraint
d'envoyer l'armée jordanienne dans les camps palestiniens pour massacrer
les fedayins et les chasser vers le Liban avant que les palestiniens ne
réentreprennent leur conquête du pouvoir au Liban en 1982, avec les
mêmes déconvenues.
Quoi qu'il en soit, le supposé « droit au retour » des palestiniens
n'est en réalité qu'un mensonge cultivé pour des motifs politiques sans
relation avec un principe international spécifique.
Les palestiniens se doivent donc de faire preuve de réalisme, ce qui
conduirait parallèlement les israéliens à renoncer à leur droit au
retour, (puisque eux en sont titulaire) sur les terres de Gaza ou de
Judée Samarie desquelles ils ont été expulsés.
Il resterait à tourner la page et admettre conjointement des valeurs
morales propices à une coexistence paisible.
2° l'admission de valeurs morales communes
Le coran ne cache pas le don de la Torah fait aux juifs et la préférence
que Dieu leur a donnée : « nous avons apporté aux enfants d'Israël le
Livre (la Tora), la Sagesse et la Prophétie ; nous leur avons donné de
délicieux mets et nous les avons préférés aux autres Peuples » (sourate
45 verset 16).
Rien n'interdit donc de s'inspirer du texte Biblique pour figer
l'organisation des relations futures entre palestiniens et israéliens
dans la mesure où les valeurs morales auxquelles renvoie le texte,
constituent une excellente base d'orientation des modes comportementaux.
Ainsi, lorsque la paix sera signée, les populations pourraient faire
preuve de gratitude (Gn 4,3), de modération (Gn 39,12) ou d'humilité (nb
12,3) pour éviter les rancoeurs, les susceptibilités et le mépris entre
les peuples.
De même, pour encourager les peuples à ne plus se haïr ou se craindre,
les populations pourraient être amenées à des sentiments de
bienveillance (Gn 24, 18-20) et surtout, une stricte interdiction de
mentir, blasphémer ou calomnier (LV 19,11 ; 14,16), de prêter l'oreille
aux fausses paroles et aux médisances (Ex 23,1 ; Dt 19,16-18) et une
obligation d'aimer l'étranger comme lui-même (Lv 19,33-34).
Les dispositions d'esprit condamneront bien évidemment la duplicité (Gn
27, 5-11) ou la jalousie (Gn 37,4s) et pour encourager au désarmement
des milices, le meurtre devra être condamné (Gn 4,11).
Si des pays arabes hébergent des palestiniens, il sera possible de se
rappeler l'invitation à l'hospitalité (Gn 18) ou l'intercession pour les
opprimés (Ex 2,11-12) et tous les gouvernements concernés par le plan de
paix privilégieront la Justice (Gn 18,19) et sanctionneront gravement
lesactes de corruption (Gn 6,11-12).
Les hommes se rappelleront alors qu'ils ont été crée à l'image de D (Gn
1,27) et que comme lui, ils sont capables d'incarner le principe de la
justice et de la droiture (Gn 18,25) et de suivre la voie de la Justice
et du jugement (Gn 18,19).
Ils pourront alors aimer leurs prochains comme eux même (Lv 19,18),
chercher à atteindre la justice (dt 16,20) et faire ce qui est droit et
bon (Dt 6,18).
Alors, tout comme cela était envisagé à l'origine, l'homme pourra
devenir un être moral responsable de ses actes (Gn 4,6-7; 9,5-6) et
pratiquer en aimant l'Eternel son D et en marchant dans toutes ses voies
(Dt 11,22). |