L'Organisation de Libération de la Palestine, créée le 29 mai 1964,
avait pour finalité d'anéantir l'Etat juif au moyen d'actions violentes.
Toutefois, et en dépit du caractère particulier de son objet, l'Olp a
été reconnue le 14 octobre 1964 par l'ONU comme représentant du peuple
palestinien et le 22 novembre 1974 comme observateur permanent à l'ONU.
Concomitamment, l'Assemblée Générale des Nations Unies a pris de
multiples résolutions concernant le peuple palestinien (telle celle du
10 décembre 1969 sur les droits inaliénables du peuple de Palestine) sur
le fondement desquelles, les palestiniens revendiquent l'application du
« droit des peuples à disposer d'eux même » et le droit de « bénéficier
d'un Etat ».
Ainsi, progressivement, les résolutions internationales ont conféré aux
palestiniens la nature de peuple à part entière, alors qu'ils n'ont
aucune unité historique, culturelle, religieuse ou linguistique à faire
valoir, et qu'ils font et ont toujours fait partie de la grande nation
arabe, sans spécificité autre.
Il s'agit là d'un aspect du drame palestinien puisqu'en l'absence de d'
identité particulière, les palestiniens sont dans l'incapacité de
justifier la violence de leurs actions, voire, sont contraints de
conditionner mentalement et psychologiquement les jeunes générations
afin qu'elles haïssent les juifs et s'inventent des vocations
suicidaire.
En réalité, la notion même de « peuple palestinien » est une « création
purement artificielle » inventée dans les années « 60 » pour permettre
aux grandes nations « dites démocratiques » de se donner bonne
conscience dans le processus de leur propre décolonisation.
C'est en effet la Grande Bretagne et la France qui ont facilité la
création de l'Etat juif en décidant d'une partition du monde arabe de
l'Empire Ottoman avec l'accord Sykes-picot 1916 ou en posant le principe
de cette création avec la déclaration de Balfour du 2 novembre 1917
avant que l'Onu ne vote le partage de la Palestine avec la résolution
181 de l'Onu du 29 novembre 1947.
Néanmoins, et pour leur part, les palestiniens ont toujours été
convaincus de leur appartenance à la grande nation arabe. Ils se
définissaient d' ailleurs comme tel dans l'article 1er de la charte de
l'Olp formulé dans sa rédaction du 2 juin 1964 « la Palestine est une
terre arabe, uni par des liens étroits aux autres pays arabes. Ensemble,
ils forment la grande nation arabe ».
Toutefois, les palestiniens ont rapidement compris l'utilité de rentrer
dans le jeu de la mauvaise conscience internationale et ont décidé de se
définir comme peuple à part entière dans la rédaction modifiée de
l'article 1er de la charte de l'Olp de 1968 : « la Palestine est la
patrie du peuple arabe palestinien : elle constitue une partie
inséparable de la patrie arabe, et le peuple palestinien fait partie
intégrante de la nation arabe ».
En rédigeant l'article de la sorte, la Palestine devenait opportunément
la patrie du peuple arabe palestinien et la « finalité d'anéantissement
de l' Etat juif », pouvait revêtir une légitimité internationale.
Compte tenu de ce que dans le même temps, Israël remportait sa victoire
le 11 juin 1967 sur les pays arabes et occupait partiellement les
territoires de la Jordanie, de l'Egypte et la de Syrie, il a été
possible de substituer au conflit « israélo arabe », (dont la communauté
internationale était
responsable) celui de « conflit d'israélo palestinien » (dans lequel
Israël devenait seul responsable).
De leur côté, et grâce à la qualification de « peuple palestinien », les
Etats arabes pouvaient essayer de régler les deux problèmes auxquels ils
étaient confrontés depuis le début du XX° siècle, en l'occurrence se
faire admettre comme entité arabe globale (à la fin de la tutelle de
l'Empire Ottoman qui contrôlait la région depuis 1299) et lutter contre
l'immigration massive des juifs en Palestine et la création d'un Etat
juif au Moyen Orient.
Ainsi, en 1916, lorsque le chérif de La Mecque Hussein Ibn Ali a lancé
la « révolte arabe » avec l'aide logistique et diplomatique des
Britanniques, l 'objectif était de parvenir à l'indépendance des pays
arabes à l'égard de l' Empire Ottoman, ce dont s'était porté garant le
Colonel Thomas Edward Lawrence appelé « Lawrence d'Arabie ». Il n'était
pas question de créer un Etat palestinien.
De la même manière, la « grande révolte arabe » en Palestine entre avril
1936 et 1939, a été menée par le mufti Amin Al Husseini, nationaliste
arabe, en signe de protestation contre l'immigration juive et la
politique britannique de transmission de la terre aux immigrants juifs,
véritable atteinte faite au monde arabe. Jamais il n'a été mis en avant
une spécificité palestinienne particulière (le muphti a finalement été
exilé en 1939, et s'est réfugié en Allemagne nazie pendant la seconde
guerre mondiale où il recrutait des musulmans pour la Waffen SS).
Le nationalisme arabe s'est encore manifesté lors du partage de la
Palestine par la résolution 181 de 1947: les arabes vivant en Palestine
et les pays arabes s'y sont opposés en exigeant l'intégralité du
territoire de la Palestine mandataire, sans jamais demander à ce que la
terre revienne au peuple palestinien.
Plus tard, l'Olp a été créée, non à l'initiative des palestiniens, mais
de la ligue arabe, (constituée le 22 mars 1945 par l'Arabie, Saoudite,
l' Egypte, l'Irak, la Jordanie, le Liban, la Syrie, le Yemen Nord en
réaction au projet britannique de fédération des pays arabes sous leur
contrôle). De façon anecdotique, rappelons que Yasser Arafat, lui-même,
figure mythique du peuple palestinien, n'est pas né dans les territoires
palestiniens mais en Egypte (au Caire) le 24 août 1929 où il a grandit,
fait ses études et obtenu le diplôme d'ingénieur. Il n'est pas non plus
décédé dans les territoires palestiniens mais en France le 11 novembre
2004.
Pour ce qu'il en est du drapeau palestinien, les couleurs adoptées par «
la grande révolte arabe » de 1916, ne symbolisent aucunement le peuple
palestinien mais est composé des couleurs panarabes en l'occurrence un
triangle rouge sur la gauche qui symbolise la « maison hachémite » de
Mahomet, prolongé par trois bandes horizontales, l'une noire qui
symbolise les Abbasides de Bagdad (750-1258), l'autre blanche qui
symbolise les Omyyades de Damas (661-750), et la troisième verte qui
symbolise les Fatimides du Caire (969-1171).
Naturellement, les pays arabes ont toujours su que les palestiniens ne
constituaient pas un peuple à part entière et lorsque ces derniers ont
tenté de renverser la monarchie Hachémite de Jordanie en 1970 (dont la
population est composée à 75 % de personnes d'origine palestinienne), le
roi Hussein les en a empêché et a fait massacrer des dizaines de
milliers de palestiniens lors du tragique évènement appelé « septembre
noir ».
De même, aujourd'hui, les palestiniens sont opportunément parqués par
les pays arabes dans des « camps » comme souvenir vivant de la Naqba
pour culpabiliser la communauté internationale qui a favorisé la
création de l' Etat juif mais en aucun cas, les pays arabes n'envisagent
de laisser les populations d'origine palestinienne créer leur Etat à
l'endroit où ils résident (au Liban, en Irak, en Jordanie, en Syrie)
conformément au « droit des peuples à disposer d'eux même », car le
combat vise à détruire Israël et non laisser s'épanouir un groupe humain
à qui l'on a fait croire qu'il constituait un peuple.
Israël n'est en rien responsable de la situation contemporaine des
palestiniens et du mensonge entretenu selon lequel ils formeraient un
peuple spécifique..
Si donc les palestiniens entendent créer leur Etat, qu'ils le fassent
sur les territoires sans souveraineté de Judée Samarie ou de Gaza mais
sans exiger de l'Etat d'Israël qu'il renonce à sa propre souveraineté en
aménageant une servitude de passage sur son territoire entre Gaza et la
Judée Samarie ou en acceptant une immigration massive de personnes
d'origine palestinienne qui n'ont jamais mis les pieds en Israël
(classiquement appelé droit au retour des réfugiés).
La communauté internationale s'en sentira alors soulagée.
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